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Vendre sa salade

Posté par:admin, lundi, mars 21, 2011
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La Presse – Pierre Duhamel – 21 févier 2011

«Nous voilà chez Vegpro International Inc, le plus gros producteur maraîcher au Canada, une entreprise qui compte 500 employés, dont les revenus atteignent 100 millions de dollars et qui vend chaque semaine 500 000 barquettes de laitues mélangées dans les supermarchés de l’Est du Canada et des États-Unis, de l’Ontario à la Floride. Ça fait beaucoup de salade.»
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Pierre Duhamel interroge Gerry Van Winden, Président de Vegpro International Inc.

(Montréal) Son idée : Exporter sa production agricole sur tout l’Est du continent grâce à l’innovation.

Sherrington, un paisible village de la Montérégie tout près de la frontière américaine, fait partie de la bien nommée MRC des Jardins-de-Napierville. En hiver, sur le rang Saint-Paul, des champs de neige se suivent à l’infini avec de jolis petits bungalows pour nous rappeler que des gens y vivent et y cultivent la terre. Et puis, soudainement, il y ça.

Derrière une maison comme les autres, on distingue une dizaine de semi-remorques.

Nous voilà chez Vegpro International Inc., le plus gros producteur maraîcher au Canada, une entreprise qui compte 500 employés, dont les revenus atteignent 100 millions de dollars et qui vend chaque semaine 500 000 barquettes de laitues mélangées dans les supermarchés de l’Est du Canada et des États-Unis, de l’Ontario à la Floride. Ça fait beaucoup de salade.

Le village des Hollandais

Sherrington a été nommée ainsi par les Irlandais qui ont été nombreux à s’y établir, mais ce sont des Hollandais qui lui ont donné son essor. Pierre et John Van Winden s’y établissent au début des années 1950 et seront suivis sous peu par un troisième frère, Arie. Les eaux de la rivière L’Acadie, qui traverse le village, inondaient les terres à chaque printemps et les sols étaient très pauvres. En bons Hollandais, les frères Van Winden ont creusé des fossés de drainage, ce qui a permis d’assécher les sols et de les rendre plus propices à une agriculture industrielle. Très tôt, ils ont mis en commun leur mise en marché et se sont dotés d’installations d’emballage.

Gerry, le fils de Pierre, a pris la tête de Vegpro en 1984. Une grosse entreprise et une grande famille. Les deux frères de Gerry sont actifs dans Veg-Pro ainsi que ses deux fils. Il y a plus d’une trentaine de Van Winden issus des trois familles originales qui possèdent des terres dans les environs et qui détiennent des parts dans l’entreprise. « Cela fait de bonnes réunions, dit Gerry, philosophe. Les choses vont bien, malgré certaines rivalités. Je dois être diplomate et faire valoir l’intérêt de l’ensemble de l’entreprise plutôt que des intérêts particuliers ».

La culture maraîchère n’est ni subventionnée ni protégée par la gestion de l’offre. « Nous sommes obligés de répondre aux besoins du marché, d’être innovateur et efficace. Sinon, on disparaît », dit-il.

Vegpro sème, recueille, emballe et vend trois récoltes d’une quinzaine de variétés de laitues, d’épinards et de crucifères sur ses 3000 acres de terres agricoles situées dans un rayon d’une douzaine de kilomètres de son usine. C’est énorme, mais insuffisant.

« Notre gros problème, c’est que la saison des cultures est courte, même à l’extrême sud du Québec. Il était donc impossible de signer des contrats d’approvisionnement annuel avec de gros joueurs. De plus, on ne peut pas bâtir une organisation solide et embaucher du bon personnel pour seulement 26 semaines par année », dit-il.

La salade à valeur ajoutée

« Nous avons toujours voulu offrir un produit à valeur ajoutée », dit Gerry Van Winden. L’entreprise a misé depuis de nombreuses années sur le prêt-à-manger et le marché des primeurs. Vegpro a aussi fait fabriquer par des entreprises de la région une machinerie unique pour récolter mécaniquement les jeunes pousses.

Innovation aussi dans l’emballage: le mesclun n’est plus vendu dans des sacs, mais dans des barquettes de plastique. Son premier client, A&P en Ontario (aujourd’hui Métro), décuple ses ventes grâce à ce nouveau contenant.

Innovation, également, dans la capacité de répondre rapidement à la demande. Sherrington n’est qu’à 40 minutes de Montréal et les autres grands centres du nord-est du continent peuvent être approvisionnés en moins de 24 heures. Gerry Van Winden explique que le ratio de pertes en magasin peut atteindre de 9 % à 10 % dans son domaine, mais qu’il est inférieur à 1 % chez Vegpro.

Aux États-Unis, qui représente 40 % de son marché, l’entreprise approvisionne en été de Sherrington les marchés de Boston, New York, Philadelphie, Chicago, Cincinnati et même Atlanta. Son plus gros client américain reste Publix, qui compte 1000 supermarchés dans le sud-est américain dont 735 en Floride. Vegpro possède des terres et une usine à Belle Glade, dans cet État.

Gerry Van Winden quitte soudainement son bureau pour ouvrir un réfrigérateur placé dans le corridor. Il sort quelques barquettes de laitue. L’une contient des sachets de noix, de pommes et de vinaigrette. L’autre contient des brisures de bacon, du fromage et une vinaigrette César. Voici donc la salade-repas, la nouvelle innovation de Vegpro International pour se démarquer et tenir compte des besoins de consommateurs de plus en plus pressés.

« Nous consacrons 2 % de nos revenus annuels à la recherche et au développement », dit-il. Nous travaillons à améliorer la présentation de nos produits et nous travaillons même à améliorer certaines semences. Nous allons de plus en plus nous démarquer par la qualité et la sécurité de nos produits ».

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Gerry Van Winden

Mes parents : mon père a immigré au début des années 1950 des Pays-Bas. Il a travaillé à l’école d’agriculture de l’Université de Sherbrooke avant de s’acheter une terre à Sherrington.

Mes études : J’ai un diplôme en technologie agricole.

Ma principale qualité : Je suis un homme de consensus.

Mon principal défaut : Certains trouvent que je prend un peu trop mon temps, surtout quand je suis confronté à un problème de nature personnelle.

Un passe-temps : Aller dans la nature, faire de la motoneige en Gaspésie et de la chasse et de la pêche.

Ce qui le rend heureux au travail : Quand on atteint nos objectifs.

Ce qui le met en rogne au travail : La nonchalance. Quand on me dit « c’est pas mon travail ».

Les prochaines années me permettront… Améliorer encore mon équipe pour permettre à l’entreprise de se développer davantage.

Une chose à changer pour les entreprises du Québec : Soyons innovateurs. N’acceptons pas les contraintes et dépassons les carcans de la réglementation.

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